Présentation
La bande dessinée « Sorties de Route » de Cyrille Pomès (editions Scutella, nov. 2011, 20 euros) est un huis-clos à ciel ouvert planté en bord de route, au coeur du quotidien de Lindley, propriétaire d’une baraque à frites.
Au-delà de sa fonction de vendeur de sandwiches pour vacanciers de passage - et indigènes récurrents – Lindley observe en silence, flâne, il rêve aussi.
Un passé douloureux s’immisce dans les failles de son temps libre, une rupture amoureuse l’a mis en fuite et depuis il navigue à vue, à bord de son camion.
La routine de Lindley bascule quand un automobiliste percute un platane à quelques mètres seulement de son camion, il y trouve la mort.
Peu après un bouquet de fleurs est déposé au pied de l’arbre, bouquet qui sera renouvelé par la suite, chaque fois sa dernière fleur fanée.
Et le bouquet va refermer une à une les fenêtres d’évasion de Lindley, pour l’amener à se confronter à la réalité.
C’est-à-dire à lui-même.
Voir également un article sur cette bd sur Médiapart.
Commune : Saint-Junien
Département : Haute-Vienne
(87)
Route : D941
Localisation : au nord de Saint-Junien, Km 59,5 environ
Evénement commémoré : inconnu
er
Prise de vue : novembre 2011 (merci à David
C.)
Description de la borne : Croix en pierre portant à son pied l'inscription "G.D 25.12.49"
Mentions d’actes de vandalismes et/ou de déplacements de roadside memorial
Etats-Unis, 22 janvier 2011
A Westminster (Californie), Peter Larsen prend en photo un roadside memorial.

Etats-Unis, 5 février 2011
A Camden (Caroline du Sud), Fred prend en photo un roadside memorial, sans autres commentaires...

Québec, 22 novembre 2011
Un article fait le point sur la légalité des bornes sur les routes du Québec
Etats-Unis, 8 février 2011
En Georgie, des marquages officiels signalant les décès pourront être installés sur les routes. Il s'agit de panneaux ovales, blancs avec un texte écrit en noir ("Drive safely. In memory (nom du défunt"). Ils coutent 100 dollars (fabrication et pose) et peuvent être demandés par la famille et les amis (pour des personnes décédés depuis le 1e juillet 2010), et sont mis en place pour une durée d'un an. Date à laquelle ils sont enlevés et donnés à ceux qui l'ont payé. Le tout étant géré par le Department of Transportation.
http://www.dot.state.ga.us/informationcenter/pressroom/Documents/Releases/2011/RoadsideMemorialSigns-2-8-11.pdf et http://wsbradio.com/localnews/2011/02/dot-offers-safer-roadside-memo-1.html
Prises de vue et montage de deux plasticiens italiens sur le sujet des bornes de mémoire en Italie, durée 12 min 49 s
Un buisson de marguerites, un drapeau, deux girouettes, un cœur d’étoffe rouge, une petite moto.
Aux bords des routes, sur les trottoirs, accrochés aux arbres et aux panneaux de signalisation routière. Ils sont le souvenir, le témoignage de la douleur pour une mort soudaine dans un accident de la route.
Plus de quatre mille personnes meurent ainsi chaque année en Italie.
Celui qui a été arraché à la vie, était vivant ici pour la dernière fois, sur cette route. Le lieu de la mort devient plus important que celui de la sépulture. Et dans ce lieu les parents et les amis placent des objets qui ont pour eux la force et le pouvoir de la présence. Une présence qui envahit un lieu public et le transforme en espace sacré, par un geste qui tente d’élaborer un deuil que rien ne peut combler.
Nous avons filmé sur des routes que nous parcourons presque tous les jours, à Rome, près de Pomezia, sur la Via Nettunense. Les mémoriaux sont nombreux ; ils sont souvent placés dans des espaces de transition, des espaces ‘vides’ aux bords des routes sans protection, avec une bande d’herbe sale sur les côtés. Et dans cette bande que personne ne regarde, quelque chose nous oblige à voir.
Représentation, mémoire, mort, souvenir, sens de culpabilité, désarroi, impuissance, deuil, séparation, tout se concentre sur le lieu de l’accident.
Il y a ceux qui sont soignés avec assiduité, pleins de fleurs, d’objets, de textes, où le souvenir se renouvelle avec le temps. Et les autres – abandonnés, cassés – où il ne reste que des fleurs sèches et du plastique plein d’eau de pluie.
Un cespuglio di margherite, una bandiera, due girandole, un cuore di stoffa rossa, una piccola moto. Sul bordo della strada, sui marciapiedi, attaccati agli alberi e ai pali della segnaletica stradale. Sono il ricordo, il cordoglio per una morte improvvisa in un incidente stradale. Attualmente oltre quattromila persone all’anno muoiono in questo modo in Italia. Chi è stato strappato alla vita, è stato
vivo per l’ultima volta in quel punto, su quella strada. Il luogo della morte diventa così più importante del luogo di sepoltura. E in quel luogo i familiari e gli amici collocano oggetti che ai loro occhi hanno la forza e il potere della presenza. Una presenza che invade un luogo pubblico e lo trasforma in uno spazio sacro, con un gesto che tenta di elaborare un lutto che appare incolmabile.
Abbiamo filmato su strade che percorriamo quasi ogni giorno, a Roma, vicino Pomezia, sulla Via Nettunense. I memoriali sono tanti; spesso sono collocati in spazi di transizione, spazi ‘vuoti’ ai bordi di strade senza protezioni, con una striscia di erba sporca ai lati. E in quella striscia che nessuno guarda, qualcosa ci costringe a farsi vedere. Rappresentazione, memoria, morte, ricordo, senso di colpa, smarrimento, impotenza, lutto, separazione, tutto si concentra sul luogo dell’incidente. Ci sono quelli curati assiduamente, pieni di fiori, di oggetti, di scritte, dove il ricordo si rinnova nel tempo. Presso altri – abbandonati, rotti – restano solo fiori secchi e plastica piena di acqua piovana.

Commune : Le Grand Mottay (Briollay)
Département : Maine et Loire (49)
Localisation : Barrage sur le Loir, culée de rive droite
Evénement commémoré : décès d'un jeune homme (Christophe Hamon) par noyade
Source : information écrite sur la borne
Evolution de la borne : inconnue
Prise de vue : 22 septembre 2007 (merci à P.C pour ce document)
Description de la borne : inscription gravée avec une pointe et partiellement surchargée au crayon gris, sur une plaque d'avertissement préalablement repeinte. "ICI CHRISTOPHE HAMON est Décédé en voulant se Baigner. IL ETAIS TRES BON NAGEUR. JE PANCE TOUJOUR A TOI TA FRERE"
Commune : Saint-André-de-Vézines
Département : Aveyron (12)
Localisation : Sur la départementale qui mène de Lanuejols à Millau ; à proximité de l'intersection de la route pour Aluech
Evènement commémoré : décès d'un homme le 20 juillet 1948
Source : informations données par la borne
Description de la borne : Stèle en pierre plantée au sol en bord de champ portant l'inscription "Marceau Verdhet (?) décédé par accident le 20 juillet 1948", accompagnée d'une croix en fer.
Prises de vue : 21.02.2011
Etats-Unis, 14 avril 2010
A Montcoal (West Virginia), un mémorial a été installé suite au décès de 29 mineurs de la compagnie Massey Energy le 9 avril 2010.
Etats-Unis, 2 mars 2010
Canada, 12 janvier 2010

Article du 14 août 2009, BBC News (Royaume-Uni)
A roadside memorial is planned for a hen that lived alongside a stretch of the A66 in Cumbria.
Bee Bee escaped from an allotment at Great Broughton near Cockermouth in April 2008 and made her home at the side of the road at Brigham.
She became popular with motorists and would run alongside cars, but was killed five months later.
Now two friends will mark the first anniversary of her death by placing a cross at the spot where she died.
'Always a character'
Michael Graham, 24, of Workington said: "When we first saw her at the side of the road we thought it was a bit odd.
"But as the days went on it became a bit of a ritual to toot your horn as she went by.
"It gave us another reason to get up in the morning.
"She always used to be on the same side of the road and the only time she tried to cross she got run over.
"So we have decided to put up a cross as a sign of respect on 11 September."
More than 200 people have registered on a memorial page to Bee Bee on social networking site Facebook.
Bee Bee's former owner Janet King said: "She was always a character and used to follow me around.
"I didn't clip her wing feathers and she managed to get out of the pen.
"I saw her a couple of months later by the A66 and she seemed very happy so we left her.
"It's very touching that so many people thought so much about a little black hen."
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